Mardi 9 mars 2010
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13:19
Comme chaque année, je me suis installée de manière sérieuse devant la
télévision pour regarder les Victoires de la Musique. J'avais loupé avec plaisir les Césars, je me suis rattrapée. Ca n'a pas empêchée que, dans la globalité, j'ai été très déçue par cette 25°
cérémonie. Pour vous donner une idée, j'étais en même temps sur un MMORPG, eh ben je n'ai été à aucun moment tentée de décrocher pour me concentrer sur la cérémonie. Désolant. Je me suis, dans le
désordre, souvenue pourquoi j'avais apprécié que Jean-Luc Delarue ne présente plus cette grand-messe, pourquoi je n'apprécie pas forcément l'art de présenter de Danièla Lumbroso, extasiée devant
le retour cathodique de Christian Morin, mais, en général, je me suis ennuyée.
Commentons le palmarès, allons-y, j'ai la liste sous les yeux, commentons donc, tous mes commentaires n'engagent, bien sûr, que moi.
- Artiste interprète masculin de l'année : Benjamin Biolay. Une honte. Une vraie grosse honte. La Superbe a été saluée par la critique, je me demande encore pourquoi. Quant à son interprétation en live, décevante au possible, avoir un filet de voix n'est pas gênant en soi, mais quand on a livré un morceau de bravoure avec Rose Kennedy, on ne livre pas une prestation aussi inintéressante. Mon outsider : Marc Lavoine, qui nous avait livré un bien bel opus avec Volume 10.
- Artiste interprète féminine de l'année : Olivia Ruiz. Mouais. Bon, je fais partie de ceux qui trouvent qu'une chanson, c'est bien, mais qui ne passeraient pas l'album en boucle. Au moins, elle assure sur scène, c'est consolant, mais mon outsider était Charlotte Gainsbourg, et j'ai été déçue, IRM étant une petite perle à soi tout seul.
- Groupe ou artiste révélation de l'année : Pony Pony Run Run. J'ai eu la satisfaction de découvrir un groupe. Grégoire a bien défendu son titre, rien à redire, mais je persiste à regretter que son titre phare soit aussi court. N'ayant pas d'outsider dans cette catégorie, tout va bien.
- Groupe ou artiste révélation scène de l'année : Izia. Cette catégorie fait partie de celles pour lesquelles je n'ai pas d'outsider, donc, je me laisse un peu porter. Bon, on pouvait s'attendre à tout de la part de la fille d'Higelin, mais au moins : vive la spontanéité ! Ca change ! Je me prononcerai sur le live plus tard, vous comprendrez pourquoi.
- Album révélation de l'année : Yodelice. J'ai cru que j'allais m'étouffer en voyant les nominés. Sliimy a fait pire que d'habitude en tenues improbables (quand on veut imiter les Anglais, on prend exemple sur David Bowie, quand même), Revolver m'est passé un peu par-dessus la tête, et Philippe Gildas n'a pas pu s'empêcher de faire une blague sur le groupe Archimède ("Le véritable Archimède faisait déborder sa baignoire pour emmerder sa maman"). Quant à Yodelice, déception. Le coup du personnage, désolée, M l'a déjà fait, en mieux, la chanson, décevante. À la limite, mon outsider était Archimède.
- Album de chansons/variété de l'année : Benjamin Biolay, La Superbe. Et MERDE !!! Trois fois merde ! Déçue, furax, tout ce que vous voulez, j'assume, surtout quand en face, il y avait IRM de Charlotte Gainsbourg. J'aurais volontiers envoyé ma souris dans la télé si j'avais pu m'en repayer une aussi sec (ce qui n'est pas le cas).
- Album pop/rock de l'année : Izia. Bon, j'avoue, quand j'ai vu que les BB Brunes étaient nominés, j'ai cru que j'allais encore une fois faire une crise cardiaque, mon coeur penchait naturellement pour Indochine, mais Izia, c'est très bien aussi, surtout qu'elle fait vraiment du rock, donc, c'est mérité.
- On passe très très vite sur deux catégories sur lesquelles je suis toujours d'une nullité intégrale par manque de connaissances : musiques urbaines et musiques du monde. Musiques urbaines : Oxmo Puccino (inconnu au bataillon) et Musiques du monde : Salif Keita. Honnêtement, je n'en ai pas grand-chose à faire, de ces catégories et des chanteurs qui s'y affilient, mais après le massacre de Michael Jackson par Amadou et Mariam, ça m'aurait fait mal aux hémorroïdes qu'ils gagnent la Victoire.
- Musiques électroniques de l'année : Birdy Nam Nam. Jolie découverte, bonne relève après Martin Solveig, bonne technicité, mélodies impec, bref, j'aime et pas déçue pour le coup.
- Chanson originale de l'année : Comme des enfants, de Coeur de Pirate. Alors, là, je n'ai pas compris. Déjà, impossible de comprendre les paroles de la chanson (combien de fois faudra répéter que le Zénith est l'une des pires salles de Paris pour le retour son, bon sang de bois ! ), mélodie assez lavasse, ennuyeux et se traînant en longueur. Mes outsiders : Ca m'énerve d'Helmut Fritz pour la déconne (encore que cette chanson en live sans le moindre soupçon d'électronique, c'est une sacrée hérésie), ou bien, quitte à me faire brûler en place publique, Calogero et C'est dit. On prend ce qu'on peut.
- Spectacle musical/tournée/concert de l'année : Johnny Hallyday, tour 66. Téléphoné d'avance. Quand en face, on a le Meteor Tour d'Indochine, ou Vincent Delerm, ça réveille les hémorroïdes. Dégoûtée.
- Vidéo-clip de l'année : Olivia Ruiz, pour Elle panique. Si on veut. J'aurais préféré encore une fois Charlote Gainsbourg, ou bien Tryo. Mais comme tout le monde s'en fout un peu, aujourd'hui, des clips, faut-il vraiment s'éterniser ?
- DVD musical de l'année : Alain Bashung à l'Olympia. Bon, une Victoire posthume, certes, méritée, ok, mais Étienne Daho, avec Daho Pleyel Paris l'aurait tout aussi bien méritée, vu le boulot qui a été fait sur ce DVD, justifié par les violons longs, graves et profonds de l'album L'invitation.
Passons aux autres événements de cette cérémonie. Les Victoires d'Honneur :
- Charles Aznavour. Mais j'en ai marre, d'Aznavour !... Ok, j'aime bien deux ou trois chansons, mais pitié, lâchez-nous avec lui, deux secondes, et un peu de place aux jeunes, pitié ! Et je ne parle pas du medley hommage, sans quoi je vais vraiment devenir vernaculaire, j'ai jamais eu autant mal aux tympans de ma vie (sauf aux cours de flûte au collège).
- Stevie Wonder. Merci ! Merci mille fois, enfin, enfin un mec qui a assuré pour son live, oui, enfin, j'ai adoré du début à la fin. Ca rassure... Et puis, il était content d'être là, ça fait plaisir.
- Hugues Aufray. Ok. L'enthousiasme n'est pas vraiment au rendez-vous, mais ça fait passer un bon moment, sauf sur UN truc : ON NE TRADUIT PAS DU BOB DYLAN !!! Dylan, c'est Dylan, on le laisse tel quel, on le chérit, on le récite religieusement, mais on ne fait pas de bidouillages de traductions.
Les hommages :
- Alain Bashung : classique, sobre, maîtrisé. J'aurais préféré un bon medley avec les clips, mais c'était bien fait quand même.
- Michael Jackson : le pire comme le meilleur. Charlotte Gainsbourg en train de chanter Billy Jean, c'est splendide, mais quel massacre avec Amadou et Mariam ! M était plutôt bon, pareil pour General Electrics.
Donc, une cérémonie mi-figue mi-raisin, de bonnes choses et pas mal de moins bonnes.
Commentons le palmarès, allons-y, j'ai la liste sous les yeux, commentons donc, tous mes commentaires n'engagent, bien sûr, que moi.
- Artiste interprète masculin de l'année : Benjamin Biolay. Une honte. Une vraie grosse honte. La Superbe a été saluée par la critique, je me demande encore pourquoi. Quant à son interprétation en live, décevante au possible, avoir un filet de voix n'est pas gênant en soi, mais quand on a livré un morceau de bravoure avec Rose Kennedy, on ne livre pas une prestation aussi inintéressante. Mon outsider : Marc Lavoine, qui nous avait livré un bien bel opus avec Volume 10.
- Artiste interprète féminine de l'année : Olivia Ruiz. Mouais. Bon, je fais partie de ceux qui trouvent qu'une chanson, c'est bien, mais qui ne passeraient pas l'album en boucle. Au moins, elle assure sur scène, c'est consolant, mais mon outsider était Charlotte Gainsbourg, et j'ai été déçue, IRM étant une petite perle à soi tout seul.
- Groupe ou artiste révélation de l'année : Pony Pony Run Run. J'ai eu la satisfaction de découvrir un groupe. Grégoire a bien défendu son titre, rien à redire, mais je persiste à regretter que son titre phare soit aussi court. N'ayant pas d'outsider dans cette catégorie, tout va bien.
- Groupe ou artiste révélation scène de l'année : Izia. Cette catégorie fait partie de celles pour lesquelles je n'ai pas d'outsider, donc, je me laisse un peu porter. Bon, on pouvait s'attendre à tout de la part de la fille d'Higelin, mais au moins : vive la spontanéité ! Ca change ! Je me prononcerai sur le live plus tard, vous comprendrez pourquoi.
- Album révélation de l'année : Yodelice. J'ai cru que j'allais m'étouffer en voyant les nominés. Sliimy a fait pire que d'habitude en tenues improbables (quand on veut imiter les Anglais, on prend exemple sur David Bowie, quand même), Revolver m'est passé un peu par-dessus la tête, et Philippe Gildas n'a pas pu s'empêcher de faire une blague sur le groupe Archimède ("Le véritable Archimède faisait déborder sa baignoire pour emmerder sa maman"). Quant à Yodelice, déception. Le coup du personnage, désolée, M l'a déjà fait, en mieux, la chanson, décevante. À la limite, mon outsider était Archimède.
- Album de chansons/variété de l'année : Benjamin Biolay, La Superbe. Et MERDE !!! Trois fois merde ! Déçue, furax, tout ce que vous voulez, j'assume, surtout quand en face, il y avait IRM de Charlotte Gainsbourg. J'aurais volontiers envoyé ma souris dans la télé si j'avais pu m'en repayer une aussi sec (ce qui n'est pas le cas).
- Album pop/rock de l'année : Izia. Bon, j'avoue, quand j'ai vu que les BB Brunes étaient nominés, j'ai cru que j'allais encore une fois faire une crise cardiaque, mon coeur penchait naturellement pour Indochine, mais Izia, c'est très bien aussi, surtout qu'elle fait vraiment du rock, donc, c'est mérité.
- On passe très très vite sur deux catégories sur lesquelles je suis toujours d'une nullité intégrale par manque de connaissances : musiques urbaines et musiques du monde. Musiques urbaines : Oxmo Puccino (inconnu au bataillon) et Musiques du monde : Salif Keita. Honnêtement, je n'en ai pas grand-chose à faire, de ces catégories et des chanteurs qui s'y affilient, mais après le massacre de Michael Jackson par Amadou et Mariam, ça m'aurait fait mal aux hémorroïdes qu'ils gagnent la Victoire.
- Musiques électroniques de l'année : Birdy Nam Nam. Jolie découverte, bonne relève après Martin Solveig, bonne technicité, mélodies impec, bref, j'aime et pas déçue pour le coup.
- Chanson originale de l'année : Comme des enfants, de Coeur de Pirate. Alors, là, je n'ai pas compris. Déjà, impossible de comprendre les paroles de la chanson (combien de fois faudra répéter que le Zénith est l'une des pires salles de Paris pour le retour son, bon sang de bois ! ), mélodie assez lavasse, ennuyeux et se traînant en longueur. Mes outsiders : Ca m'énerve d'Helmut Fritz pour la déconne (encore que cette chanson en live sans le moindre soupçon d'électronique, c'est une sacrée hérésie), ou bien, quitte à me faire brûler en place publique, Calogero et C'est dit. On prend ce qu'on peut.
- Spectacle musical/tournée/concert de l'année : Johnny Hallyday, tour 66. Téléphoné d'avance. Quand en face, on a le Meteor Tour d'Indochine, ou Vincent Delerm, ça réveille les hémorroïdes. Dégoûtée.
- Vidéo-clip de l'année : Olivia Ruiz, pour Elle panique. Si on veut. J'aurais préféré encore une fois Charlote Gainsbourg, ou bien Tryo. Mais comme tout le monde s'en fout un peu, aujourd'hui, des clips, faut-il vraiment s'éterniser ?
- DVD musical de l'année : Alain Bashung à l'Olympia. Bon, une Victoire posthume, certes, méritée, ok, mais Étienne Daho, avec Daho Pleyel Paris l'aurait tout aussi bien méritée, vu le boulot qui a été fait sur ce DVD, justifié par les violons longs, graves et profonds de l'album L'invitation.
Passons aux autres événements de cette cérémonie. Les Victoires d'Honneur :
- Charles Aznavour. Mais j'en ai marre, d'Aznavour !... Ok, j'aime bien deux ou trois chansons, mais pitié, lâchez-nous avec lui, deux secondes, et un peu de place aux jeunes, pitié ! Et je ne parle pas du medley hommage, sans quoi je vais vraiment devenir vernaculaire, j'ai jamais eu autant mal aux tympans de ma vie (sauf aux cours de flûte au collège).
- Stevie Wonder. Merci ! Merci mille fois, enfin, enfin un mec qui a assuré pour son live, oui, enfin, j'ai adoré du début à la fin. Ca rassure... Et puis, il était content d'être là, ça fait plaisir.
- Hugues Aufray. Ok. L'enthousiasme n'est pas vraiment au rendez-vous, mais ça fait passer un bon moment, sauf sur UN truc : ON NE TRADUIT PAS DU BOB DYLAN !!! Dylan, c'est Dylan, on le laisse tel quel, on le chérit, on le récite religieusement, mais on ne fait pas de bidouillages de traductions.
Les hommages :
- Alain Bashung : classique, sobre, maîtrisé. J'aurais préféré un bon medley avec les clips, mais c'était bien fait quand même.
- Michael Jackson : le pire comme le meilleur. Charlotte Gainsbourg en train de chanter Billy Jean, c'est splendide, mais quel massacre avec Amadou et Mariam ! M était plutôt bon, pareil pour General Electrics.
Donc, une cérémonie mi-figue mi-raisin, de bonnes choses et pas mal de moins bonnes.